Jausiers, Puget-Théniers.

Détour par le col de la Caillole, gorges du Cians & du Daluis. 240 km. 10 heures..

.Aujourd'hui:

.Le col de la Bonette. Le café à Saint Etienne de Tinée. Le col de la couillole. Aller & retour dans les gorges du Cians. Repas à Beuil

.Descente sur Guillaumes par Valberg et Péone. Aller & retour au col de la Cayolle. Gorges Du Daluis. Entrevaux.

.Encore une très grosse journée...Tout le monde à 8 heures maxi sur les motos.

.Pensez à quitter Jausiers avec le plein d'essence. On réattaque donc la Bonette le matin.

.Arrivés en haut, nous avons l'habitude de couper les moteurs et de descendre en roue-libre vers le sud : les marmotes ne nous entendent pas arriver.

2 Vues prises du haut de la Bonette:

 

Dans la descente, vous ne croiserez pas que des marmotes: il y a un village en ruines, le "Camp des Fourches". C'est un casernement qui accueillit jusqu'à 150 hommes (!) et fut abandonné à la fin de la 2ème guerre mondiale.

A l'interieur d'une des ruines du camp des Fourches se trouvent des fresques inspirées par Josephine Baker.

En bas, vers Saint Etienne de Tinée, si le bitume est en triste état, un petit café sur la terrasse du "Lou Ben Manja" permet de recharger les accu'...

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Dans la vallée de la Tinée, place aux grandes courbes très "roulantes", bon kif...

A l'entrée de Saint-Sauveur, il faut tourner à droite (c'est pratiquement un demi-tour) pour prendre le col de la Couillole.

Changement de décor, la route est mal entretenue, toute petite, et glissante... une catastrophe. Sauf qu'elle vous permet d'accéder à Beuil, village à partir duquel on fait un aller & retour dans les fantastiques Gorges du Cians (on sort de la route des Grandes Alpes, mais ça vaut le détour), grand spectacle assuré !

A Beuil, on peut en profiter pour manger (leger, car ce soir il y a gueuleton...).

La roche est tellement rouge qu'on se croirait sur Mars !

Lors de la descente du Cians, arrêtez-vous à la sortie des tunnels ("Grande Clue" & "Petite Clue") pour emprunter la vieille route .

De retour à Beuil, après un déjeuner au "Relais du Mercantour", direction Valberg puis Guillaume par Peone (la route est plus sympa que par "le Coulet").

De Guillaumes, c'est parti pour un aller & retour dans le col de la Cayolle (à ne pas confondre avec la Couillole donc): la route n'est pas terrible, mais la géologie de certains passages, très minéraux, est impressionnante et la flore sur le versant sud est remarquable.

Ce col devait être inauguré par Raymond Poincaré en 1914: il fut malheureusement retenu à Paris pour cause de... déclaration de Guerre !

Du côté Nord de la Cayolle, la route est moins intéressante (car très étroite) et la nature moins luxuriante, je vous conseille donc de faire demi-tour lorsque vous arrivez au col.

Nous revoilà à Guillaumes, d'où l'on se rend dans les Gorges du Daluis (la encore, nous sortons de la route des Grandes Alpes), la route la plus incroyable qu'il m'ait été donné de voir (avec la Combe Laval, dans le Vercors).

Comme dans le Cians, la roche est Rouge.

Succession de tunnels et de ponts, le tracé fut percé pour le tramway des Alpes-Maritimes qui, finalement, ne fonctionna qu'entre 1923 & 1929 !

Dès l'entrée des gorges, un pont lugubre surplombe l'abîme...

Laissez-moi vous conter la terrible histoire du "Pont de la Mariée":

Cela se déroule durant les années folles, Guillaumes est alors une petite ville tranquille.

Un soir d'orage, arrive de Paris une Grosse limousine avec à son bord, un couple de jeunes mariés, seuls, qui ont eu l'incroyable idée de passer leur nuit de noce à Guillaumes. Le couple semble fortuné et fait la fête au milieu des autochtones étonnés. Très tard dans la nuit, alors que l'orage se déchaîne, le couple décide d'aller se promener dans les gorges, le mari revient une heure plus tard, affolé, sa femme est tombée du pont.

L'histoire veut qu'il eût cependant beaucoup de mal à hériter (sa belle-mère étant persuadée de sa culpabilité)...

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Pour les plus courageux, à partir du milieu du Daluis, vous pouvez faire un aller & retour à Villeplane , la route la plus dangereuse que j'ai empruntée: pas assez large pour se croiser, succession d'épingles, gravier, précipices, boue,c'est un cul-de-sac peu utilisé qui est le seul accès à une vallée puis un plateau étonnants...

En bas du Daluis nous arrivons à Entrevaux, un village fortifié, surplombé par une citadelle Vauban. Prenez le temps de grimper tout en haut de ce nid d'aigle, vous comprendrez alors pourquoi la place a résisté à plusieurs sièges !

A l'intérieur du village fortifié se trouve un musée de la moto. Deux pièces remplies de raretés, tenues par un passionné.

Un peu plus loin, nous arrivons à Puget-Théniers, notre étape.

L'hôtel Alizé est bien cool, wifi, piscine, dans les 60 euros la nuit (04 93 05 06 20).

Mais surtout, à Puget-Théniers, il y a le restaurant "Chez Math" qui est vraiment un truc de dingue: bon, copieux, pas cher. Gueuleton assuré. Appelez de ma part: 04 93 02 50 57.

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